Volume 1 - Asdheim : L'Homme sans nom

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Volume 1 - Asdheim : L'Homme sans nom

Message par pillowlavas le Mer 23 Aoû - 23:25

"Je vous ai déjà raconté l'histoire de cet homme, cet homme sans nom, qui se baladait dans le monde entier avec son arme ? Oui, vous vous rappelez, l'homme avec le sabre, qui a fini par trouver l'immortalité dans les déserts de Joyau-Impérial ? Nous n'en avions pas fini. Vous ne savez pas jusqu'où il est allé pour assagir sa soif de pouvoir et d'immortalité. Figurez-vous que même s'il est allé dans les déserts les plus chauds et dans les jungles les plus luxuriantes, il a aussi eu à affronter le caractère glacé de l'hiver... Laissez-moi vous lire cette page de son journal..."

C'était un jour d'hiver. Je ne savais plus si on était en décembre ou en janvier. Peu m'importait de toutes façons. Je m'étais infiltré dans la cale avec les trésors de guerre. Il semblait que je n'avais pas eu de chance. Ce n'était pas tout cet or qui allait me remplir dans l'estomac. Je frémis à l'idée d'essayer de le faire.
Les remous recommençaient à me donner la nausée. C'était la huitième fois que je vomissais depuis notre départ. Fort heureusement, j'entendais les mouettes piailler et je savais qu'on allait bientôt s'arrêter. J'entendais quelques marins hurler au loin. Je sortis mon sabre. Des lames s'entrechoquaient. Des cris résonnaient. Une petite fille se précipita dans la cave, le bateau sembla repartir.
La petite fille alla se cacher dans le coin le plus sombre de la cale. Manque de chance, c'était là où j'avais vidé mes tripes. Je l'entendis renifler l'odeur puis tousser de dégoût. Elle courut vers moi, puis m'aperçut enfin. Dans la seconde qui suivit, elle a bien failli nous faire repérer en hurlant à plein poumons. J'ai plaqué ma main contre sa bouche, et pour lui faire comprendre que je ne lui voulais rien de mal, je posai mon sabre dans une caisse à proximité. Elle se tût presque directement.
Elle tenta d'entamer le dialogue plusieurs fois, mais son accent était infect. Après quelques minutes, je commençais à mieux comprendre ses mots. Elle parlait d'une invasion. Asdheim semblait tenter de s'implanter sur le Grand-Nord. Je supposais donc que le navire n'a pas été reçu comme il se devait et qu'il a dû repartir pour Asdheim plutôt que pour le Grand-Nord. Avec les pleurs qui résonnaient tous les quarts d'heure, j'estimais que les pertes avaient été lourdes. Elle me décrivait son point de vue sur Asdheim. Pour elle, ce peuple était un regroupement de monstres à peine civilisés pour porter des habits en ville. Il paraissait qu'en combat, c'étaient des bêtes féroces assoiffées de sang qui se battaient torses nus et qui ne se soignaient pas tant que la bataille n'était pas terminée.
À notre destination qui ne devait être qu'Asdheim, dans une ville côtière, des hommes taillés à la hache entrèrent dans la cale. Je nous jetai, moi et la fillette, dans le coin le plus sombre. Ils portaient un gros habit bleu qui pouvait facilement contenir deux fois leurs corpulences et un bas d'uniforme classique. Certains d'entre eux disposaient d'un petit badge en tissu représentant un loup ou un chien vu de profil entouré de rouge et de bleu. Je découvris un recoin de la cale où on pouvait se cacher beaucoup plus facilement. Je pouvais y cacher la petite pour sa sécurité et trouver un moyen de prendre la fuite. Je traversais donc la cale, lentement, discrètement mais sûrement.
Soudain, un marin entra pendant que nous étions en plein milieu de la cale. Avant même de lâcher le tonneau qu'il s’apprêtait à porter, il hurla à tous les autres notre présence. Très vite, nous fûmes repérés par une bonne partie du port. Sans réfléchir, je fis tomber le marin sur son ventre dodu et emportai la fillette avec moi. Nous traversâmes le port en quelques secondes seulement, tant nous avions peur. La ville côtière était gigantesque : c'était idéal pour s'y cacher. Nous trouvâmes une maison inoccupée et discrète en peu de temps et nous assîmes. En quelques minutes, la tension retombait et la petite fille fondait en larmes. Je voyais quelques gardes traversaient la rue, un peu saouls. L'un d'entre eux faillit se diriger vers notre impasse, je mis donc ma main sur mon sabre... Mon sabre ? Mon sabre ! Je l'avais laissé là-bas !
Heureusement pour nous, le petit groupe avait trouvé une autre taverne pour attirer leur attention. Je m'approchai de la fille et tentai de lui poser quelques questions. Elle me répondit en sanglotant.
À ce qu'il semblait, le port du Grand-Nord semblait avoir été repris par l'alliance Moelys (formée du Grand-Nord et de Kaernagöken) avant l'arrivée du navire et il semblait l'avoir prévue. La fillette et sa mère étaient au mauvais endroit, au mauvais moment. La fille s'est donc cachée au premier endroit qui s'est présenté à elle. Je compatis sa douleur pendant quelques minutes.
Toutefois, voulant récupérer le sabre forgé par mes ancêtres, je brisai le silence :
"Dis-moi, petite, sais-tu à qui reviendra cette marchandise ?"


La suite au prochain volume...

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