Volume 2 - Asdheim : L'Héritage perdu

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Volume 2 - Asdheim : L'Héritage perdu

Message par pillowlavas le Mer 23 Aoû - 23:24

La petite sanglota une dernière fois avant de s'essuyer le visage avec un mouchoir de tissu déchiré de toutes parts. Elle toussota et respira un bon coup pour se calmer avant de m'expliquer ce qu'elle savait. Sa mère venait d'Asdheim dans sa jeunesse et à donc transmis un peu de cette culture à sa fille :
"Asdheim est un groupe de monstres terriblement monstrueux. Ils sont d'une force prodigieuse et sans même avoir une plus grande avancée technologique, ils gagnent une très grande partie de leurs batailles. Les trésors de guerre sont astronomiques et la fortune divisée dans le pays est sans limite. Je mettrai ma main au feu que tout est d'abord emmené à la Capitale, pour que l'Oberjarl prenne sa part du gâteau.
- L'Ober... Hein ?
- Ah j'y crois pas... Tu ne t'es même pas renseigné sur ces batailles avant de venir ? Qu'est-ce que tu faisais dans cette cale d'ailleurs ?
- Je pourrais te poser la même quest... Pardon."
Voyant la petite fille retrouver son visage triste dear ma bêtise, je me repris :
"Je recherche l'immortalité. Tu en as entendu parler ?
- Ce ne sont que des légendes, il faut être stupide pour y croire..."
Ravalant mon orgueil, je lui expliquai mon point de vue et je lui criai que je ne partirais jamais d'ici sans mon sabre. C'est la seule chose qui m'a toujours suivi dans mes voyages, dans mes combats, dans la famine, dans la pauvreté...
La petite fille se releva et se rapprocha de l'entrée en me faisant signe d'approcher. Elle fit passer sa tête dans l’entrebâillement de la porte et sortit. Par précaution, je la suivis de prêt. Je ne savais pas où elle me menait mais ça me fatiguait déjà. Devoir surveiller un enfant était vraiment le pire loisir que je pouvais endurer.
Observant de coups d'yeux en coups d'yeux, avançant de rues en rues et avec grande précaution, la petite fille semblait chercher un endroit précis. À chaque fois que je fis mine de lui parler, elle me fit signe de me taire et continua son avancée. Soudain, j'entendis des cris d'enfants au loin. Son visage s'illumina.
Elle se précipita, semblant avoir trouvé son but. Courant de plus en plus vite, il ne restait plus qu'un coin de rue vers notre destination. Plus qu'un croisement avant notre objectif, sans que le connaisse.
Soudain, nous faillîmes bousculer un garde royal. Il nous regarda de travers avant de nous interpeler :
"Va chercher ce qui attises ta curiosité. Si tu ne me vois pas d'ici quelques minutes, trouve un moyen de t'échapper, lui chuchotai-je."
Elle me regarda d'un air désemparé avant de courir vers ce bâtiment qui semblait être... Une école ?
"Dites donc, vous là-bas !
- Moi ?
- Oui, vous.
- Donc ?"
Ne semblant pas aimer ma petite farce, il se rapprocha de moi en portant lourdement son armure royale (celui-ci devait être un gradé) d'un air menaçant. Soudain, un sourire éclaira son visage :
"Dites-moi, monsieur, je ne vous ai encore jamais vu dans cette ville. Pourtant, j'y connais tout le monde. Étrange n'est-ce pas ?
- Ah, si vous saviez ! Moi et le tourisme, c'est une grande histoire ! Bon, désolé, mais je dois y aller !
- Tourisme ? C'est quoi ? Hep ! Attendez ! Je sais que vous ne venez pas du coin et ça se voit que vous n'êtes pas d'ici...
- Mais si, j'ai toujours vécu ici, j'ai même une famille et des enfants !
- Dans quelle ville sommes-nous ?
- Euh... J'ai un trou de mémoire... Bon ça va, ça arrive, hein !
- Veuillez me suivre."
Il tenta de m'attraper le bras. Grosse erreur : j'en avais marre de jouer la comédie. J'esquivai son bras et attrapai son épée de fer. La dégageant du fourreau à sa ceinture, je me glissai dans son dos et la colla contre sa carotide. Cette épée pesait très lourd et je préférais de loin mon sabre léger et affûté comme une page de livre. J'assommai le garde avant de lui voler sa bourse d'argent, sa plaque d'identité militaire (que j'accrochai à mon poignet) et sa dague de secours, puis je le cachai lui et son épée dans une sombre impasse. Je rejoignis la petite dans la petite dans bâtiment scolaire. À peine ouvris-je la porte qu'elle se jeta sur moi, pleurant toutes les larmes de son corps. Nous restâmes quelques instants comme ça.
"Nous n'avons pas beaucoup de temps. D'ici une demi-heure, la ville sera en alerte, partons.
- Tu veux partir où ?
- Aucune idée, avouai-je.
- Pourquoi crois-tu que j'ai cherché une école ?
- Je vois... Très bien, fais-moi voir une de ces cartes s'il te plait."
Il fallait savoir que j'avais un très mauvais sens de l'orientation et que je pouvais facilement me perdre avec trois pauvres rues...
"Non, je te fais confiance, lui mentis-je en lui redonnant la carte."
Semblant avoir compris, elle me sourit de toutes ses dents. Elle me fourra un livre entre les doigts, que je mis aussitôt avec le reste de mes affaires. "Je le lirai plus tard" pensai-je.
"Suis-moi, lança la fille.
- Attends, c'est quoi ton prénom au fait ?
- Edith. Et toi ?
- Je n'ai pas de nom. Appelle-moi comme tu veux.
- Désormais, tu t'appelleras Egmont. Ça veut dire "épée protectrice"."
Si elle le voulait, ça ne me dérangeait pas. Mais je n'en aurais pas besoin. Le voyage clandestin et la route qui m'attendaient ne me laisseraient pas ce genre de frivolités pour atteindre l'immortalité.
"À quoi tu penses ? Tu as l'air grave.
- À rien. Dépêchons-nous, nous avons peu de temps."


La suite au prochain volume...

°---+'--^=-__{_,.,_}__-=^--'+---°
.reicogén ruop unev sius ej ,uomamroD

avatar
pillowlavas
Admin

Messages : 300
Date d'inscription : 18/08/2017
Age : 15
Localisation : Terre 353 de l'univers B8, berceau de l'humanité

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum